Lettre ouverte au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le retrait de la MINUSTAH et la reparation civile des victimes du Cholera
Wednesday, February 15, 2012 at 10:43AM
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KOLEKTIF MOBILIZASYON POU DEDOMAJE VIKTIM KOLERA YO
(Collectif de Mobilisation pour le Dédommagement des Victimes du Choléra)
(Batay Ouvriye, Tèt Kole Òganizasyon Popilè yo, UNNOH, MODEP, DOP, PEVEP, MOLEGAF, KRD,
Sèk Gramsci, GREPS, Chandèl, AVS, Bri Kouri Nouvèl Gaye, ACREF)
Email : komodevik@yahoo.fr
Port-Au-Prince, le 13 février 2012
Lettre ouverte au Conseil de Sécurité des Nations Unies
Pour le retrait immédiat de la MUNSTAH en Haïti et la réparation civile des victimes du Choléra , d’abus sexuels et de violations systématiques de droits humains sexuels perpétrés par les agents de la MINUSTHA
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil,
Révolté par les différents exactions commises par les militaires , les policiers et les agents civils de la MINUSTHA ;tenant compte de l’illégalité et l’illégitimité de cette force d’occupation constituant un gifle à notre histoire de première république noir indépendante , le Collectif de Mobilisation pour le Dédommagement des Victimes du Choléra estime nécessaire de vous adresser la présente correspondance en vue de vous sollicité le retrait immédiat de la MINUSTHA et la réparation civile des victimes du choléra, d’abus sexuels et de violations systématiques de droits humains en Haïti.
Mesdames/Messieurs les membres du Conseil, sans avoir besoin de lunettes, vous allez lire avec nous à travers les lignes qui suivent les différents actes d’atrocité :
De la violation des droits humains
Par la résolution 1542 (2004) / adoptée par le Conseil de sécurité lors de sa 4961e séance, le 30 avril 2004, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a créé la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) dont l’une des missions prioritaires consiste à soutenir le gouvernement de transition[Gouvernement Gérard Latortue et Alexandre Boniface] , les institutions et les groupes haïtiens de défense de droits humains dans leur effort de promotion et de défense des droits de l’homme, en particulier ceux des femmes et des enfants , afin que les auteurs de violation de droits humains soient tenus personnellement d’en répondre et que les victimes obtiennent réparation .
- Considérant la contamination de la rivière Meye de Mirebalais par les agents de la MINUSTHA. Laquelle contamination est à la base de la propagation de l’épidémie du choléra tuant jusqu’à date sept mille (7000) personnes et affectant cinq cent vingt mille (520,000) d’haïtiennes et d’haïtiens;
- Considérant le viol commis sur le jeune haïtien Johny Jean à Port –Salut par les casques bleus Uruguayens du Bataillon Naval Task Group
- Considérant le viol perpétré sur la jeune Nadeige NICOLAS le 18 février 2005 par trois (3) agents Pakistanais du contingent de la MINUSTAH basés aux Gonaïves ;
- Considérant que le 20 mars 2005, Robenson LARAQUE, Journaliste de Radio Télé Contact a été mortellement atteint par des projectiles tirés par des agents de la MINUSTAH;
- Considérant que le 3 novembre 2007, cent –onze (111) agents Sri-lankais sont impliqués dans un cas d’abus et d’exploitation sexuels à l’encontre de mineurs;
- Considérant que le 29 mai 2008, le policier Lucknis JACQUES, affecté au Commissariat de Cité Soleil a été molesté par des agents de la MINUSTAH;
- Considérant que le 18 août 2010, un mineur orphelin, âgé de seize (16) ans répondant au nom de Gérald JEAN GILLES a été retrouvé pendu à un amandier qui se trouve sur la base des soldats népalais;
De l’illégitimité et l’illégalité de la MINUSTHA
- Considérant que le chapitre 7 de la charte des nations Unies confère au Conseil de Sécurité d’intervenir seulement en cas de guerre et de menaces contre la paix;
- Considérant qu’à aucun moment il n’y avait de guerre entre Haïti et un autre état ;
- Considérant que l’accord signé entre Haïti n’a jamais été ratifié par le parlement haïtien conformément au vœu de la constitution de 1987 en ses articles 276 et suivants ;
- Considérant que les résolutions du parlement haïtien sollicitant le départ de la MINUSTHA;
- Considérant les différentes manifestations publiques de protestation contre la MINUSTHA un partout dans le pays ;
- Considérant que la Constitution haïtienne ne reconnait pas la MINUSTHA comme étant une force armée habile à protéger le territoire haïtien;
- Considérant e fait qu’un Premier Ministre de facto a donné l’autorisation en 2004 aux nations de souiller notre indépendance sans la signature du président de la République;
Il est clair que la présence des casques bleus constitue un accroc et un gifle à la souveraineté du peuple haïtien et n’a aucun fondement légitime.
La MINUSTHA une structure budgétivore
- Considérant pour la seule année 2012 le budget de la MINUSTHA s’élève à sept cent quatre-vingt-treize millions cinq cent dix-sept mille cent dollars américains (793, 517,100 dollars US);
- Considérant que ce budget peut construire 72,138 maisons
- Considérant qu’après le séisme dévastateur du 12 janvier 201o, le pays fait face à de graves problèmes de logement. Des milliers d’haïtiennes/d’haïtiens croupissent encore sous les tentes dans des conditions de vie infrahumaine
Le respect même de la légalité internationale impose le départ immédiat de la MINUSTHA, l’indemnisation totale des victimes du choléra et de tous autres actes de violations de droits humains perpétrés par les agents de la MINUSTHA.
En conséquence, le Collectif de Mobilisation pour le Dédommagement des Victimes du Choléra demande :
- Le départ immédiat des forces d’occupation des Nations Unies
- La réparation civile des milliers de victimes du choléra
- La levée de l’immunité des soldats des Nations Unies en Haïti afin qu’ils puissent être jugés par la justice haïtienne



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